Jeudi 16 juin: Hangout Gravity! en direct de Stanford sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles

Pierre Binétruy et George Smoot vous invitent à participer à un hangout du Mooc Gravity! dont le thème portera sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles. Il sera retransmis ce jeudi 16 juin à 21h00 heure de Paris (19h00 UTC, 20h00 à Londres, 12h00 en Californie), en direct du Kavli Institute for Particle Astrophysics and Cosmology (KIPAC) au SLAC, de l’Université Stanford. Et donc en anglais …

KIPAC_logoLe Hangout  sera retransmis en direct sur Google Hangout et Youtube pendant environ 60 minutes, et vous pourrez y suivre les questions et les réponses. Même si vous n’êtes pas inscrits à cette session du cours en anglais Gravity! vous pouvez dès à présent poser vos questions ci-dessous et sur Twitter en utilisant le hashtag #FLGravity.

Les deux évènements qui seront couverts durant ce hangout sont les premiers résultats  de la mission LISAPathfinder , ainsi que les tout derniers résultats de la collaboration LIGO-Virgo.

Nos invités seront :

tom_abel

Tom Abel est directeur du Kavli Institute for Particle Astrophysics and Cosmology du laboratoire National SLAC et l’Université de Stanford. Son équipe explore le premier milliard d’années de l’histoire de l’Univers à partir de calculs ab initio utilisant des superordinateurs . Il a démontré que les premiers objets lumineux sont des étoiles super massives et a développé un nouvel algorithme numérique utilisant des méthodes d’adaption de maillage permettant de prendre en compte plus de 14 ordres de grandeur en échelles de longueur et de temps. Plus récemment, il a innové avec un nouvel algorithme pour étudier les fluides sans collision tels que la matière noire.

 

roger

 

Roger Blandford, originaire d’Angleterre, occupait un poste de professeur à Caltech depuis 1976 quand en 2003 il a rejoint l’Université de Stanford pour devenir le premier Directeur du Kavli Institute of Particle Astrophysics and Cosmology. C’est un expert mondialement reconnu en trous noirs astrophysiques, cosmologie, lentilles gravitationnelles, physique des rayons cosmiques et étoiles massives.

 

 

 

 

michael_landryMichael Landry est le scientifique responsable de la détection à l’observatoire LIGO de Hanford dans l’état de Washington, et physicien à Caltech (California Institute of Technology). Michael a débuté son travail sur les ondes gravitationnelles comme postdoctorant à Caltech en 2000 puis, affecté à l’observatoire LIGO de Hanford, il y est resté comme chercheur. De 2010 à 2015, il a dirigé l’installation du détecteur avancé LIGO de Hanford. Ce travail de collaboration entre les scientifiques de LIGO et la collaboration Virgo, rassemblant un millier de personnes, a culminé lors de la première détection d’ondes gravitationnelles en provenance de la fusion de deux trous noirs annoncée le 11 février 2016.

 

stefano_vitale1Stefano Vitale est Principal Investigator (P.I.) de la mission LISAPathfinder. Il est professeur à l’Université de Trento en Italie et une des personnes clef de la communauté Européenne des ondes gravitationnelles. Il a travaillé sur le détecteur acoustique cryogénique AURIGA avant de rejoindre la mission LISA où il dirige la participation italienne. Il a développé à Trento le laboratoire  qui a conçu le le capteur inertiel qui est au coeur de la mission LISAPathfinder.

 

Premiers résultats pour LISAPathfinder: feu vert pour la mission LISA

Les premiers résultats de la mission LISAPathfinder ont été présentés ce mardi 7 juin dans une conférence de presse organisée par l’ESA, et publiés dans la revue Physical Review Letters. Et ils sont encore meilleurs que prévu.

Cette mission technologique a été lancée le 3 décembre de Kourou (regardez le lancement ici et rencontrez l’équipe technique qui a participé à un hangout de Gravity ! quelques heures avant le lancement).

Cette mission teste un aspect clef du futur observatoire spatial d’ondes gravitationnelles, nommé LISA : elle mesure la variation de distance, liée au passage d’une onde gravitationnelle, entre deux masses d’épreuve qui sont en chute libre, c’est-à-dire qui suivent des trajectoires sous l’action de la seule force gravitationnelle. Afin de protéger les masses de toute perturbation, un ingénieux système, dit « à compensation de traînée », a été conçu. Il consiste à utiliser le satellite pour protéger de toute perturbation la masse d’épreuve placée en son centre.

Pour en comprendre le fonctionnement, imaginez qu’une micrométéorite heurte le satellite: le satellite se déplace latéralement, la masse d’épreuve n’est donc plus centrée, le satellite détecte cette anomalie grâce à ses capteurs et actionne ses micro propulseurs pour se recentrer autour de la masse d’épreuve.

Bien entendu, un tel dispositif n’est jamais parfait, et la masse d’épreuve ressent de très faibles perturbations, mais le but de LISAPathfinder est de démontrer que les perturbations sont suffisamment faibles pour détecter avec confiance des ondes gravitationnelles.

Quantitativement, le but est de minimiser les forces parasites agissant sur les masses d’épreuve. Mais une force provoque une accélération et l’objectif de LISAPathfinder est donc de minimiser les accélérations parasites (on parle de bruit d’accélération). L’objectif initial de la mission était d’atteindre, sur une période de 1000 secondes, un bruit d’accélération  inférieur à une fraction de l’accélération de pesanteur de l’ordre de 10-13. C’est un facteur dix moins bon que ce qui sera nécessaire pour la mission LISA.

LISAmission

 

Comme réaliser cela? Dans la future mission LISA, les masses test sont placées au centre de chaque satellite, à 5 millions de kilomètres de l’un de l’autre. Les rayons laser relient les trois satellites, formant ainsi un gigantesque triangle. Les variations relatives de distance sont mesurées par interférométrie, exactement comme les détecteurs terrestres, tels que LIGO.

 

 

Dans LISAPathfinder, un bras de la future mission LISA est réduit à 38 cm de façon à localiser les deux masses test dans un seul satellite. La distance entre ces deux masses est  contrôlée par des faisceaux laser qui forment un interféromètre très similaire à celui envisagé pour LISA (si ce n’est la distance parcourue par les faisceaux).

ESA_LISA_Pathfinder_LTP_Interferometer

Il n’est pas possible d’avoir les deux masses en chute libre simultanément, car leurs orbites sont très semblables mais pas exactement identiques. C’est pourquoi l’on utilise l’une des masses comme référence, alors que l’autre masse est laissée libre. C’est cette seconde masse dont on vérifie qu’elle est en chute libre, au moins dans les limites requises de bruit d’accélération.

« Les mesures ont dépassé nos attentes les plus optimistes » a commenté Paul McNamara, Responsable Scientifique ESA de la mission. « Nous avons atteint le niveau de précision requis à l’origine pour LISAPathfinder dès le premier jour, et nous avons donc passé les semaines suivantes à améliorer les résultats en faisant cinq fois mieux ».

Effectivement, comme montré sur la figure suivante qui est tirée de l’article publié, le bruit d’accélération atteint est 5 fois plus petit que celui qui était requis, en fait il est presque du niveau de ce qui est nécessaire pour la mission LISA, et même meilleur aux hautes fréquences.

figure_paper_fr

« Non seulement on voit les masses d’épreuve pratiquement immobiles, mais on a identifié avec une précision sans précédent la plupart des forces minuscules qui les perturbent », explique Stefano Vitale, chercheur responsable scientifique de la mission.

Ce succès donne évidemment le feu vert pour l’observatoire spatial d’ondes gravitationnelles, la troisième grande mission (L3) de l’Agence Spatiale Européenne, connue sous le nom de LISA (ou eLISA). Cette mission était originellement prévue pour un lancement en 2034 mais le succès de la mission technologique, et la découverte historique des ondes  gravitationnelles par le détecteur LIGO, offrent des arguments forts pour avancer significativement le calendrier.

Une nouvelle session de Gravity! (en anglais) commence ce lundi 9 mai

La nouvelle session en anglais du cours sur internet (MOOC) Gravity! commence ce lundi 9 Mai pour six semaines, faisant immédiatement suite à la session en français qui se termine sur la plate-forme FUN. Vous pouvez vous inscrire ici sur la plate-forme FutureLearn pour le cours en anglais. Le cours est gratuit et l’inscription est ouverte à tous.

La première session de ce cours a attiré plus de 70 000 inscrits l’automne dernier. Cette nouvelle session suit le même programme: elle passe en revue l’émergence des principaux concepts de Galilée à Newton et Einstein, avant de discuter les aspects majeurs de la  gravité dans l’Univers -Big Bang, expansion et inflation cosmique, fond cosmologique, matière sombre et énergie sombre. Nous avons du réorganiser les deux dernières semaines du cours qui traitaient des trous noirs et des ondes gravitationnelles, pour donner toute sa place à la superbe découverte des ondes gravitationnelles annoncée en février dernier. Ce sera certainement le clou de ce cours!

Gravity! est pour toutes celles et ceux qui sont curieux des mystères de l’Univers. Il vous invite à comprendre, sans pré-requis en physique ou maths, les fondements de la théorie d’Einstein et ce qui fait de la gravité « le moteur de l’Univers ».

Le cours Gravity! est produit par le Paris Centre for Cosmological Physics de l’Université Paris Diderot, avec, pour cette session, une participation invitée du Kavli Institute for Particle Astrophysics and Cosmology de  Stanford.

Voyez le lancement de la mission Microscope en direct de Kourou

Le lancement de la mission Microscope qui testera le principe d’équivalence à une précision inégalée était prévu vendredi 22 avril,  à 21h02 UTC (18h02 heure de Kourou, 23h02 heure de Paris) du pas de tir de  Kourou, en Guyane française, et repoussé au dimanche 24 avril même heure pour cause de météo.Il a de nouveau été repoussé à cause d’un problème technique sur le lanceur Soyuz et reprogrammé le lundi 25 Avril à 21h02 UTC (23h02 heure de Paris). Le lancement a été un succès et le satellite est désormais sur son orbite à 710 km d’altitude.

Le principe d’équivalence, selon lequel une accélération est équivalente à un champ gravitationnel, est un des fondements de la théorie d’Einstein. Mais les théories modernes qui tentent d’unifier la gravité avec les autres forces fondamentales ont tendance à violer ce principe. Voyez ici pourquoi.

Le principe de la mesure de Microscope est expliqué ici.

La retransmission du lancement est disponible ci-dessous:

La fête aux ondes gravitationnelles : supports des présentations

Retrouvez ci-dessous les présentations des chercheurs lors de notre fête aux ondes gravitationnelles ainsi que la vidéo de la dernière session, l’ultime quizz offert  aux apprenants du MOOC Gravité! par Pierre Binétruy.

Merci à tous pour ces journées conviviales et instructives !

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Pierre Binétruy (Paris Centre for Cosmological Physics/APC)

Préambule à la Fête: les physiciens en ont rêvé pendant 100 ans (français/anglais)

Préambule à la Fête

Eric Chassande-Mottin (Laboratoire APC)

L’histoire de la découverte de GW150914 (anglais)

GW150914_DiscoveryStory_Chassande-Mottin

Matteo Barsuglia (Laboratoire APC)

Les détecteurs LIGO et Virgo (anglais)

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Eric Plagnol (Laboratoire APC)

Nouvelles de LISAPathfinder (anglais)

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Antoine Petiteau (Laboratoire APC)

Comment va-t-on analyser les données de LISAPathfinder (français)

LPF_MissionAnalyse_Petiteau

Joël Bergé (ONERA)

La mission Microscope mission et le principe d’équivalence (anglais)

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Pierre Binétruy et tous les participants

Dernier quizz: questions et réponses lors de la dernière session de la « Fête »

Teaser:

La vidéo complète :

https://www.apc.univ-paris7.fr/Downloads/com-apc/Fiesta/FiestaG_II2.mov

29 février 2016 à 17h30, hangout sur la découverte des ondes gravitationnelles

Le 11 février 2016 a été annoncée la découverte des ondes gravitationnelles par les collaborations LIGO et Virgo. Nous organisons la Fête aux Ondes Gravitationnelles  à Paris pour cette occasion historique. De façon à permettre à chacun(e) d’y participer, nous organisons un hangout spécial le lundi 29 février à 17h30, heure de Paris (16h30 UTC).

Posez vos questions!

Vous avez la possibilité de poser vos questions sur cet événement exceptionnel.

Ce Google Hangout sera diffusé en direct sur YouTube et sur Google+ Hangouts pour une durée approximative de 60 minutes, où vous pourrez suivre les questions et réponses en direct.

Si vous n’êtes pas parmi les 80 participants qui ont la chance de pouvoir être présents à Paris pour la Fête, nous vous encourageons à poser vos  questions et nous sélectionnerons les plus représentatives pour les poser à nos hôtes durant le Hangout.  Vous pouvez poser vos questions en français mais le Hangout sera en anglais.

Il y a deux façons de poser vos questions :

  • Vous pouvez envoyer questions et commentaires avant et pendant l’événement en les soumettant à la fenêtre de discussion Google Hangout Q&A [Questions and Answers/Questions et Réponses] (si vous avez un compte Google).
  • Vous pouvez nous envoyer vos questions sur notre compte Twitter @Gravity_Paris, en utilisant le hashtag #FLGravity.

Que se passe-t-il si je ne peux pas voir le hangout en direct?

Ne vous inquiétez pas! Un enregistrement de la discussion sera disponible dès que l’événement sera terminé. Vous aurez accès à cet enregistrement ci-dessous.

Est-ce que télécharger le Hangout veut dire que j’apparais à la caméra?

Non, vous verrez just l’enregistrement en direct comme toute autre vidéo (quoique les utilisateurs Google peuvent soumettre leurs questions en direct à travers l’interface Q&A).

Est-ce qu’un compte Google est nécessaire pour voir un Google Hangout?

Non, vous pouvez voir le  Hangout sans avoir à vous connecter à Google.

Les masses d’épreuve de LISAPathfinder libérées : une étape majeure franchie

Les cieux de la gravitation semblent être propices ces jours-ci. Alors que la collaboration LIGO annonçait la découverte des ondes gravitationnelles, l’équipe de LISAPathfinder effectuait une manipulation difficile : la libération des deux masses d’épreuve qui s’est déroulée avec succès ce matin.

Freely_Floating_in_space

Laissez moi vous expliquer ce que cache le communiqué de presse policé de l’ESA, et pourquoi tous les membres du projet eLISA étaient soulagés et joyeux aujourd’hui. En effet, comme vous pouvez le constater dans le Tweet ci-dessous à la réaction de Stefano Vitale, le scientifique responsable de la mission, et de César García, le Chef de Projet.

 

LISAPathfinder teste le principe de base derrière la mission eLISA: celle-ci doit pouvoir mesurer les variations de distance entre deux masses d’épreuve qui ne sont soumises qu’à la gravitation, en d’autres mots qui flottent librement dans le cosmos. Ces masses d’épreuve sont de petits cubes en alliage or-platine de 46 mm de côté.

©CGS SpA

Masse d’épreuve ©CGS SpA

Pendant la phase expérimentale, les masses flottent dans un habitacle, appelé boitier d’électrode. Grâce à ces électrodes, le satellite contrôle en permanence la position de la masse d’épreuve et met en route ses micropropulseurs externes afin de changer sa propre position et de se repositionner pour que les cubes restent au centre de leur boitier. De cette façon, le satellite protège les masses d’épreuve des perturbations externes.

Mais il y a une difficulté : alors que la masse d’épreuve flotte une fois arrivée à destination, elle doit être solidement arrimée pendant le lancement : sinon de fortes vibrations la secoueraient dans son habitacle, ce qui pourrait provoquer des dommages irréparables.

 

(c) University of Trento

Electrode housing © University of Trento

Et c’est là un problème d’ingénierie très délicat, qui a donné des cauchemars à l’équipe de l’ESA (et, dans un premier temps à la NASA) : il était connu de tous dans la mission comme « le tristement célèbre mécanisme de mise en cage». Comment libérer la masse d’épreuve une fois que vous l’avez bloquée? La difficulté est que, une fois fermement tenue, la masse d’épreuve adhère aux doigts métalliques qui la maintiennent. Mais il faut la relâcher très doucement, car on ne peut exercer que d’infimes forces dessus.

La solution finalement adoptée est basée sur une procédure en deux étapes.

Pendant le lancement de LISAPathfinder et les six semaines du voyage vers sa destination, chaque cube était tenu en place fermement par huit « doigts » s’appuyant sur chaque face. Le 3 février, les doigts de compression ont été repliés et une valve ouverte pour permettre aux molécules de gaz présentes autour des cubes de s’évacuer dans l’espace. Chaque cube est resté au milieu de son habitacle tenu par deux tiges poussant dessus en sens inverse.

IEEC© IEEC

Les tiges ont finalement été relâchées d’une masse d’épreuve lundi 15 et de l’autre mardi 16 février, laissant les cubes flotter librement, sans aucun contact mécanique avec le satellite.

Nos congratulations au Chef de Projet, César García, et à toutes les équipes techniques impliquées dans ce succès !

Il faudra attendre encore une semaine avant que les cubes ne soient laissés complètement à la merci de la gravité, sans aucune autre force agissant sur eux. Avant cela, des forces électrostatiques infimes sont appliquées pour que les cubes se déplacent en suivant le satellite dans son vol légèrement perturbé par des forces extérieures comme la pression de la lumière du soleil.

Le 23 février, l’équipe passera LISAPathfinder en mode scientifique pour la première fois, et réalisera l’inverse : les cubes seront alors en chute libre et le satellite commencera à détecter tout mouvement par rapport à eux qui serait dû à des forces externes. Les micropropulseurs donneront des poussées infimes afin de garder le vaisseau spatial centré sur une masse.

Le mot final revient à Stefano Vitale : « En libérant les masses d’épreuve de LISAPathfinder, nous avons franchi une autre étape en astronomie des ondes gravitationnelles durant ce mois mémorable : les masses-test sont, pour la première fois, suspendues en orbite et peuvent maintenant être soumises à des mesures ».

Pierre Binétruy

La fête aux ondes gravitationnelles 29Fév/01Mar

Ceci est le premier des ateliers Gravité ! pour les participants au MOOC Gravité !, leurs amis et tous ceux qui sont curieux des mystères de l’Univers. L’atelier se focalisera naturellement sur le sujet des ondes gravitationnelles, avec l’événement historique de leur découverte.
Qu’est-ce qu’une onde gravitationnelle? Comment les a-ton observées? Qu’avons-nous ainsi appris sur les trous noirs? Qu’est ce qui vient ensuite? Où en est LISAPathfinder? Toutes ces questions seront couvertes par des spécialistes, avec un programme de visites de laboratoire en petits groupes, un événement social et un hangout en direct avec le reste du monde.

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Pour réserver votre participation, allez sur ce site (nous demandons une modeste participation aux frais de 10€ pour avoir une idée précise du nombre réel de participants).

L’événement aura lieu du lundi 29 février à 9h30 au mardi 1er mars à 16h00.
Langue: français et anglais.

Lieu: Université Paris Diderot, Amphithéâtre Buffon, 15, rue Hélène Brion (13ème arrondissement)

Arrêt métro et RER : Bibliothèque François Mitterrand

Programme: voir ci-dessous

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Monday 29 February/Lundi 29 février

  • Amphitéâtre Buffon

9h30-11h00 : Gravitational waves and their discovery, an overview/Les ondes gravitationnelles et leur découverte, une introduction (P. Binétruy)

11h00-11h30 : Coffee break/Pause café

11h30-12h30 : Qu’attendez-vous des MOOCs, une discussion conduite par P. Binétruy

12h30-14h00 : Buffet lunch/Déjeuner buffet

  • Amphithéâtre Buffon (en français)

14h00-14h30 L’histoire de la découverte de GW150914 (E. Chassande-Mottin)

14h45-15h15 Les détecteurs LIGO et Virgo (M. Barsuglia)

15h30-15h50 Les nouvelles de LISAPathfinder (E. Plagnol)

16h00-16h20 Comment va-t-on analyser les données de LISAPathfinder (A. Petiteau)

  • Bâtiment Condorcet, Salle Luc Valentin (4th floor, 454A) (in English)

14h00-14h30 The LIGO and Virgo detectors (M. Barsuglia)

14h45-15h15 Story of GW150914 discovery (E. Chassande-Mottin)

15h30-15h50 How to analyze the LISAPathfinder data (A. Petiteau)

16h00-16h20 LISAPathfinder news (E. Plagnol)

  • Amphitéâtre Buffon

16h30-17h30 Coffee break/Pause café

17h30-18h30 Hangout with the whole Gravity! community (en anglais)

Tuesday 1 March/Mardi 1er mars

  • Bâtiment Condorcet

9h00-10h30 : Group visits/Visites par groupe

10h30-11h00 : Coffee break/Pause café (4th floor/4ème étage)

11h00-12h30 : Group visits/Visites par groupe

12h30-14h00 : Free time for lunch/Temps libre pour déjeuner

  • Amphithéâtre Buffon

14h00-14h40 : The Microscope mission and the equivalence principle/La mission Microscope et le principe d’équivalence (J. Bergé)

14h40-16h00 : Discussion session, future actions, wrap up/Session de discussion, actions futures, conclusions (P. Binétruy)

Le rideau se lève sur l’Univers gravitationnel

Après une longue attente, la rumeur a été confirmée : des ondes gravitationnelles ont été détectées par l’antenne interférométrique LIGO. C’est un événement majeur, non seulement parce qu’il conclut un siècle de recherche : Einstein avait prédit en 1916 l’existence de telles ondes, juste quelques mois après sa série phare de publications sur la Relativité Générale en Novembre 1915. Mais c’est aussi aussi le début d’une nouvelle ère : l’observation directe de l’Univers gravitationnel.

En effet, toutes les découvertes du XXème siècle ont confirmé la vision de Newton sur le fait que la gravité est le moteur de l’Univers tant dans ses plus grandes dimensions spatiales que dans son évolution à travers le temps. Mais toutes les détections jusqu’à présent étaient basées sur la lumière, ou plus généralement sur les ondes électromagnétiques. Rien de bien surprenant pour des humains équipés d’un détecteur de lumière, l’œil. La découverte d’aujourd’hui ouvre la possibilité extraordinaire d’explorer notre Univers, et notre espace-temps, avec les ondes mêmes de la gravité. Nous aurons donc des informations de première main sur les plus gravitationnels de tous les objets astrophysiques, les trous noirs, mais aussi sur les phénomènes violents dans l’Univers, et probablement un jour sur le plus violent de tous, le Big Bang.

Nous n’en sommes aujourd’hui qu’au début. Les détecteurs terrestres sont maintenant en position pour observer beaucoup plus d’évènements stellaires et faire une recherche scientifique remarquable. Le détecteur spatial eLISA, tout comme l’observation temporelle des signaux de pulsar, ouvrira une fenêtre sur l’univers gravitationnel dans ses plus grandes dimensions. C’est un beau symbole pour le futur, qu’à l’heure où la découverte est annoncée, le satellite LISAPathfinder s’éveille au point Lagrange L1, prêt à tester la technologie de la future mission eLISA.

C’est le moment de se réjouir et de féliciter les scientifiques de la collaboration LIGO, mais aussi des équipes européennes de GEO600 et Virgo qui ont participé à l’analyse, pour leurs nombreuses années d’engagement dans cette recherche, ainsi que pour leur traitement prudent de cette découverte remarquable, en dépit des pressions de la communauté scientifique et des médias. Et c’est aussi l’occasion d’insister sur cet accomplissement incroyable en matière de mesure de haute précision.

Nous espérons que tous les apprenants du MOOC Gravité! se sentent récompensés pour les semaines passées à mieux comprendre l’univers gravitationnel, et qu’ils peuvent ainsi mieux partager l’excitation de cette découverte.

Nous proposons sur ce site, sous le titre La découverte des ondes gravitationnelles, une série d’articles qui vous offrent plus de détails sur les ondes gravitationnelles, leur détection, et sur leur découverte aujourd’hui. D’autres articles viendront les compléter dans le futur. N’hésitez pas à poster vos commentaires et à poser vos questions.

Nous avions aussi annoncé que nous organiserions le premier séminaire de Gravity! à la fin de ce mois. Les dates en sont maintenant fixées, du 29 février au 1er Mars 2016, et il se tiendra à Paris. Et le titre : La fête aux ondes gravitationnelles. Cela vous surprend ? Tout ce que vous voulez savoir sur les ondes gravitationnelles et leur découverte. Réservé aux apprenants de Gravité! … et à leurs amis. Il est donc temps de visiter Paris pour un week-end, et d’en profiter pour faire une courte excursion dans l’univers gravitationnel. Et si vous ne pouvez vraiment pas venir nous rencontrer, nous aurons un Hangout le 29 février en fin d’après-midi.

Nous vous avions promis des nouvelles excitantes pour les mois et les années à venir. Ceci n’est qu’un début.

Pierre Binétruy and George Smoot

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